31/01/2008

Raffarin au secours du français

Mercredi dernier, Jean-Pierre Raffarin et Abdou Diouf, le secrétaire général de la Francophonie, étaient à Lausanne pour persuader le patron du CIO, Jacques Rogge, de défendre les couleurs de la seconde langue olympique officielle lors des JO de Pékin cet été.

L'ancien premier ministre français a accompagné le président Sarkozy lors de sa visite en Chine l'année dernière et a transmis le dossier du français aux plus hauts niveaux des autorités chinoises, a-t-il assuré. En cause, la présence du français pendant les Jeux olympiques et si possible dans toutes les épreuves, la signalétique pour les athlètes et les visiteurs francophones, la vitesse de traduction des dépêches pour obtenir des résultats de façon quasiment simultanée par rapport aux anglophones.

Après la déception des Jeux de Turin et surtout d'Athènes, le français a fort à faire pour remonter la pente. On saura si le message aura été entendu dans le rapport final que M. Raffarin devra présenter à l'Organisation internationale de la Francophonie à l'issue des Jeux.

Pour le reste, le prédécesseur de Villepin a réaffirmé on attachement au pluralisme et au "multilatéralisme" de TV5 et son engagement pour que la France "écoute" tous les partenaires de la chaîne et tienne compte de leurs avis. Une pierre dans le jardin de Sarkozy et un allié pour la SSR et Moritz Leuenberger.

 

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29/01/2008

Metin Arditi: écrire, une obsession!

De passage au club suisse de la presse à l'invitation de l'Association de la presse étrangère en Suisse, l'écrivain, mécène et homme d'affaires genevois Metin Arditi tenté d'expliquer le cheminement qui l'a conduit de la promotion immobilière à l'écriture.

Il y a au moins quatre bonnes raisons de ne pas écrire, a-t-il avancé en préambule:

1/un sentiment d'échec quasi permanent. Un écrivain cherche à décrire l'âme humaine. Résultat: un échec 99% du temps.

2/on s'isole des autres et on perd ses amis car on on devient littéralement hanté, obsédé parce que l'on fait ou que l'on ne réussit pas à faire

3/on vit constamment dans l'exposition publique, sous le regard soupçonneux des critiques et du jugement d'autrui, sachant que dix bonnes pages ne feront jamais oublier une seule mauvaise

4/on s'attache à ses personnages et il faut sans cesse en porter le deuil lorsqu'on achève un livre.

Alors pourquoi écrire?

Par inversion des valeurs: en écrivant on n'est jamais seul, on vit avec ses personnages, qui nous tiennent compagnie jour et nuit. Et quand on écrit, on vit la vie de l'intérieur en quelque sorte: il faut apprendre à écouter, à comprendre, à ne jamais juger. Ecrire, c'est apprendre à s'éloigner de la vraie vie pour mieux s'en rapprocher.

Avis aux amateurs...

Et en attendant de vous lancer, lisez d'abord "Dernière Lettre à Théo", "La Pension Marguerite", "L'imprévisible" ou "La Fille des Louganis" (Actes Sud).

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Ban aime Genève!

Qui a dit que le nouveau secrétaire général des nations Unies, Ban Ki-moon, n’aimait pas Genève ? Pour rassurer la Tribune qui s’en inquiétait (cf édition du 11 janvier), Ban Ki-moon fera une étape appuyée au Palais des Nations sur le chemin de Davos. Mercredi, le SG envisage en effet de rencontrer tous les dirigeants et les hauts cadres - niveau D1 – des organisations internationales genevoises. Une rencontre avec les familles des 17 collaborateurs tués dans l’attentat d’Alger le décembre dernier, est également dans l’agenda. Enfin, pour la première fois, l’ONU sera représentée à Davos par deux secrétaires généraux puisque le nouveau devrait y côtoyer l’ancien, Kofi Annan.

 

Au chapitre des stars de la diplomatie internationale non-blingbling, signalons la venue à Genève, mi-février, du ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov. C’est la première fois depuis de longues années que le Palais des Nations recevra le chef de la diplomatie russe. Le précédent projet de visite avait capoté suite à un attentat. M. Lavrov, qui parle dans le cadre de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, fera notamment le point sur les relations russo-européennes.

 

Les amis de SergioVieira de Mello, l’ancien Haut-Commissaire aux droits de l’Homme tué à Bagdad en août 2003, projettent de créer une fondation à son nom, dont la mission sera consacrée au dialogue des cultures et la résolution des conflits, thèmes très genevois. Un forum est prévu au printemps et devrait ensuite avoir lieu chaque année, probablement sous la houlette du citoyen d’honneur et nouveau résident genevois Kofi Annan.

 

Le Club diplomatique, vénérable institution en proie depuis quelques années à des conflits internes, devrait renaître de ses cendres grâce à l’engagement de la Fondation pour Genève. L’ancienne présidente a donné sa démission, un nouveau comité d’honneur comprenant diverses personnalités suisses et internationales, parmi lesquelles l’ancien conseiller d’Etat Carlo Lamprecht, est en voie de constitution. Une assemblée générale extraordinaire est prévue en février prochain pour entériner ces changements et redonner une nouvelle jeunesse à ce qui reste la meilleure plate-forme de rencontres informelle pour les ambassadeurs, diplomates et hauts fonctionnaires internationaux à Genève.

 

Changements à la Mission permanente de Suisse : l’ambassadeur Schnyder von Wartensee ayant été nommé chef du protocole à Berne, c’est Amedeo Perez qui lui succède comme chef de la division Etat-hôte à Genève. Une promotion qui couronne des années d’engagement sur le terrain genevois, qu’Amadeo Perez a labouré en profondeur en qualité de juriste et "d'aimable compositeur" pour résoudre les inévitables querelles de territoire entre Berne, le canton, la ville et les Nations Unies.

 

Une pensée enfin pour Bernard Kessedjian, l’ancien ambassadeur de France à Genève, qui a laissé un souvenir lors de ses quatre années passées auprès des organisations internationales, qui a rejoint les anges. Une messe à sa mémoire a été célébrée à Chambésy début janvier. Décédé d’un cancer foudroyant peu avant Noël, Bernard aura quand même eu l’occasion d’habiter pendant un an la prestigieuse résidence Napoléon à Rome, comme ambassadeur au Vatican.

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