12/03/2008

Les droits de l’Homme à l’honneur

Dans de nombreuses régions du monde, les droits de l'Homme ne sont pas respectés ou restent quasi inexistants. Les efforts mis en place par la communauté internationale et par divers organismes ne sont pas vains, il y a une amélioration dans la reconnaissance et l'application de ces droits fondamentaux. Cependant, le respect de ces droits reste une question cruciale qui touche tous les pays de plein fouet. La Suisse et l'Europe n'échappent pas aux critiques. Des événements comme le festival du film sur les droits humains permettent de nous rappeler que la lutte est loin d'être finie et qu'il subsiste encore beaucoup de travail à accomplir pour que ces droits s'appliquent universellement.

 

Pour sa 6e édition, le festival s'aligne sur le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, pour rappeler que malgré l'évolution des mœurs, les droits humains continuent à être bafoués à travers le globe. Entre autres sujets d'actualité, le festival met à l'honneur la Birmanie et dédie cette 6e édition à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 et fervente résistante à la junte birmane.

Le festival se déroule sur dix jours de débats, de films contre les violations des droits humains dans le monde, en parallèle du Conseil des droits de l'Homme qui se déroule en ce moment à Genève.

Une tribune libre "Un film, un sujet, un débat" est organisée, afin de révéler les violations des droit humains dans divers pays comme la Russie, le Darfour, la Chine, la Birmanie, mais également en Europe avec la montée des populismes plus que significative ces dernières années. Divers débats sont organisés et touchent plusieurs thèmes, comme le rôle des femmes contre l'impunité, la justice face aux crimes contre l'humanité, la Chine et son comportement lors des jeux olympiques, le réchauffement climatique, la Russie et le système Poutine.

Les toiles en concurrence sont jugées par un jury international et l'événement est marqué par la présence de sommités comme Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l'Homme, Luis Moreno-Ocampo, procureur de la cour pénale internationale et bien d'autres.

Plusieurs catégories de films sont présentées comme des documentaires pour le Grand prix FIFDH et des grands reportages pour le prix OMCT.

 

FIFDH: Festival du film et forum international sur les droits humains. 6e édition du 7 au 16 mars 2008. Conférence du mercredi 27 février 2008 résumée par Chrystel Dayer.

 

 

 

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Commentaires

Si les droits de l'homme sont défendables, le droit-de-l'hommisme actuel est monstruosité ! Le bon peuple, qui n'en a rien à battre des discours intellectuels, l'a traduit par un "J'ai envie, donc j'ai le droit!" qui est le facteur principal de la décadence de notre civilisation et de la dramatique régression de nos sociétés.

Écrit par : Scipion | 12/03/2008

Dans une vision ethnocentriste, les Européens ont inventé les Droits de l'Homme sans imaginer que que les paradigmes de l'homme et de l'humanité ne pouvaient être, de juris ou de facto, partagés par les autres occupants de la planète, majoritaires de sucroît.
Si l'on n'est pas prêt à accepter l'existence de réalités autres que la sienne propre, toute tentative de rapprochement ne sera qu'une nouvelle forme de colonisation.
Certaines sociétés auxquelles on cherche à imposer nos points de vues, sont maintenant suffisamment fortes pour en dénoncer le ridicule. Ne restent plus que celles à qui les notions de "droit" pourront être imposées par la force, puisque le "droit" du plus fort est toujours le meilleur et que nous n'en somme plus à un ridicule près.
La spécificité fonctionnelle de ces organisation qui s'auto-congratulent, est de créer des activités s'inscrivant dans les circuits économiques des pays hôtes à l'aide de subventions forcées: usines à gaz d'un genre encore plus improductif.

Écrit par : Rabbit | 12/03/2008

Cher Guy,

Ne voulant pas entrer dans le débat initié par l'anonyme Rabbit sur l'ethnocentrisme des Droits de l'Homme (débat au demeurant tout à fait intéressant), je me contenterais de partager avec toi la lassitude que j'ai parfois par rapport à ce genre de festival qui laisse à supposer que les Droits de l'Homme sont fort mal traités ailleurs mais pas chez nous ! Or, toi comme moi savons qu'ici même à Genève, la situation des Droits de l'Homme est pour le moins discutable et ce en particulier dans un certain nombre de lieux de détention de la Police genevoise. Peut-être que là aussi nous devrions commencer par balayer devant notre porte.
Amitiés,
Renaud

Écrit par : Renaud Gautier | 12/03/2008

Ayant participé activement au 50e anniversaire de la Déclaration, je perçois toujours le même défaut aux mécanismes décisionnels des droits de l'homme : plus ou moins beaux discours, réactions émotionnelles aussi vives que furtives, résolutions sans force contraignante, donc sans effet.

"Parole, parole, parole ..." comme dirait encore Dalida!

La situation genevoise n’est pas exemplaire en la matière, effectivement : le légalisme ambiant permet même les pires saloperies sans que ce soit considéré comme tel. Y a qu'à voir la crise qui secoue la république. Espérons que ça ne retombe pas comme un soufflet et que Justice sera faite.

Quant à la Police genevoise, c'était en tous cas pas mieux sous l'ère précédente. La responsable politique, de l'époque de votre bord, n'a pas brillé par ses compétences (le moins qu'on puisse dire) en la matière. Gérer les forces de l'ordre lors des événements du G8, etc.? Que nenni. Et en tant qu'employeur? Désastreux!
Mais Justice a été faite!

Genève, siège des droits de l'homme, n'a pas à donner de leçons, en effet. Les droits humains fondés sur les valeur de la personne, ça commence ici, tout à côté, dans son bureau, à la maison, etc.

Écrit par : Micheline | 12/03/2008

ça c'est curieux : je ne sais pourquoi, mais Rabbit après deux ans de présence me semble nettement moins anonyme que le soi-disant Renaud Gautier. T'es à qui, toi, disaient les vieilles de mon village ?

Écrit par : Géo | 12/03/2008

A moins qu'il ne s'agisse de Renaud Gautier de Sacy de La Mothe-Haudancourt, chevalier de l'Orde Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, je ne vois pas l'intérêt de se poser cette question.

Écrit par : Rabbit | 12/03/2008

D'accord avec Renaud Gautier, il faut balayer devant notre porte. Cependant il serait tout aussi exagéré que les pailles qui encombrent encore nos yeux s'agissant des droits de l'homme formels nous empêchent de dénoncer les poutres des violations des droits de l'homme partout dans le monde et y compris celles que nous provoquons par notre mode de consommation et par la règle du profit à tout prix qui anime certaines entreprises et leurs actionnaires.
S'agissant des manifestations genevoises, je suis pour ma part plus préoccupé par ce qui se trame dans les travées du Conseil au Palais que par les gentils festivals qui occupent la cité. Voir à ce sujet un de mes derniers billets à cette adresse: http://jfmabut.blog.tdg.ch/dans-quel-etat-jere/geneve-tombeau-des-droits-de-lhomme.html

Écrit par : Jean-François Mabut | 12/03/2008

Ah, De la Lapinière, vous vous moquez ! Sachez cependant que ce ne peut être un de Sacy, la lignée s'étant éteinte par un usage trop fréquent de l'invention du Dr Guillotin. J'ai bien peur que ce Gautier-là soit de la roture. Cela se sent dans ses écrits. Bonne soirée, de la Lapinière. Mes hommages à Madame la Tigresse d'Extrême-Orient.

Écrit par : Géo | 12/03/2008

Il y a quantité de fascinants fascicules qui circulent à l'ombre d'organisations militant dans l'amour du genre humain, avec des titres porteurs du genre "Connaissez vos droits et sachez en abuser".

Écrit par : Rabbit | 14/03/2008

Le lien entre entre "abuser de ses droits" et le trsite sire "Gautier" est-il volontaire, Rabbit?

Grâce à votre billet, on distingue clairement droits formels et droits réels! (...)

Écrit par : Micheline | 14/03/2008

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