30/04/2008

L'Ukraine 152e membre de l'OMC

Le 16 mai prochain, l’OMC comptera un nouveau membre, l’Ukraine.

Le 5 février dernier, le Conseil avait approuvé les conditions d’accession des 47 millions de consommateurs ukrainiens dans la Mecque du commerce mondial. Kiev les ayant acceptées, l’Ukraine deviendra donc le 152emembre de l’organisation. Les négociations avec la Russie, qui sont censées être à bout touchant depuis des années, sont en revanche toujours bloquées à cause des vetos américain et parfois européen.

De même, la reprise du cycle de Doha est toujours au point mort. On avait vaguement reparlé d’une conférence ministérielle à Genève ces dernières semaines. Mais l’espoir s’est à nouveau envolé. Les optimistes se consoleront en constatant que ça bouge du côté des bâtiments, malgré les efforts du conseiller administratif de la Ville de Genève Rémy Pagani, qui voudrait mettre définitivement l’organisation au vert… (GM)
 

15:06 Publié dans Economie, La chronique de Guy Mettan | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Le génocide ukrainien seras un jour reconnu par la Ville de Genève ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/04/2008

V Dumitrescu: de quoi parlez-vous? Des pogromes lancés par les Ukrainiens contre les Juifs au début du 20e siècle?

Écrit par : jacques | 30/04/2008

Non, jacques. De ceci...


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A partir du 7 novembre 2007 la Bibliothèque de la Cité de Genève accueille une exposition d’affiches intitulée " Exterminés par la famine : génocide méconnu des Ukrainiens " sur la grande famine en Ukraine des années 1932-1933 qui était artificiellement provoquée par le régime de Joseph Staline. Depuis mars 2007 cette exposition fait le tour de grandes villes européennes. Après Bruxelles et Berlin, les Suisses ont la possibilité de prendre connaissance d’une des pages les plus terribles de l’histoire de l’Ukraine dont il était interdit de parler à l’époque de l’URSS sous peine de se retrouver en prison.

Au début des années trente, l’Ukraine, était considérée comme le " grenier à blé " de l’Union Soviétique. Mais le régime du " Père des peuples " Joseph Staline a commis un effroyable acte de génocide à l’encontre de millions d’Ukrainiens.

En 1932 Staline décida de vaincre les fermiers ukrainiens par la famine, afin d’anéantir le renouveau national ukrainien, né dans les années 20 et qui revivifiait les aspirations ukrainiennes à l’instauration d’un Etat indépendant. Staline avait toujours cru que " la question nationale était, par essence, une question paysanne " et que " la paysannerie constituait la force principale du mouvement national ". C’est pourquoi l’extermination par la famine a été volontairement dirigée dès l’origine contre la paysannerie qui représentait le coeur même de la nation ukrainienne.

De l’autre coté, la politique de l’Etat bolchevique visait la création des kolkhozes et sovkhozes (fermes collectives). Le processus de la collectivisation des terres était pratiquement achevé en été 1932. Pourtant les paysans avec leurs petites fermes privées s’y opposaient fermement. Ainsi, les dirigeants du parti ont choisi la famine comme " arme de la lutte du prolétariat ". Le gouvernement a imposé aux fermiers des quotas céréaliers exorbitants, allant dans certains cas jusqu’à la confiscation du dernier grain de semence.

Afin de prévenir l’exode massif des populations affamées en quête de nourritures, les territoires de l’Ukraine soviétique et de la région de Kouban, dans le Caucase du Nord, furent isolées par des unités armées. Le taux de mortalité était si élevé que dans nombreux villages on a cessé d’enregistrer les décès. Dans l’espoir de sauver leurs enfants, les villageois se faufilaient à travers les barrages mis en place par les troupes du NKVD (la police politique soviétique) et les abandonnaient dans les zones urbaines moins touchées par la famine. Dans les rues des villages pourrissaient des cadavres, les gens mangeaient des chats et des chiens, les cas de cannibalisme se multipliaient parmi ceux qui avaient été conduits à la démence, poussés par la faim.

La famine organisée a atteint son paroxysme en hiver 1932 et au printemps 1933 : 25’000 personnes mourraient chaque jour, mille par heure, dix-sept par minute…Le Holodomor (dérivé de l’ukrainien : holod - faim, famine et moryty - faire souffrir, tuer) a exterminé presque 25 % de la population de l’Ukraine soviétique.

Le gouvernement ukrainien et ses représentants diplomatiques font beaucoup d’efforts pour porter la tragédie de cet Holodomor à la connaissance de la communauté internationale et à rendre hommage à des millions de victimes innocentes. En 2002 et 2003 dans ses résolutions le Parlement Ukrainien (Verkhovna Rada) a fait appel aux pays de monde entier dans le but d’obtenir une reconnaissance internationale du Holodomor comme génocide. Le 7 novembre 2003 la 58-ième session de l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la Déclaration commune de 65 Etats, membres des Nations Unies, reconnaissant officiellement que " la Grande Famine de 1932-33 en Ukraine (le Holodomor) était une tragédie nationale du peuple ukrainien due aux agissements et politiques impitoyables du régime totalitaire".

Le 28 novembre 2006, Verkhovna Rada a adopté la loi établissant le Holodomor comme un génocide. En répondant à l’appel de l’Etat ukrainien, les parlements des onze pays ont déjà reconnu le caractère génocidaire du Holodomor. Ce sont les corps législatifs d’Argentine, d’Australie, de Canada, d’Equateur, d’Estonie, des Etats-Unis, de Géorgie, de Hongrie, d’Italie, de Lituanie, de Pologne et de Pérou.

Le 1er novembre 2007 la 34-ième session de la Conférence Générale de l’UNESCO a adopté la résolution " Souvenir des victimes de la Grande Famine (Holodomor) d’Ukraine " où est noté que la tragédie provoquée par la politique totalitaire de Staline doit servir d’avertissement pour les générations actuelles et futures, afin de respecter les valeurs démocratiques, la justice, les droits et la dignité humains, et d’empêcher que de tel actes criminels ne puissent se reproduirent ailleurs dans le monde. L’exposition présentée en novembre à Genève est le résultat du travail de beaucoup de savants, chercheurs, experts des services de sécurité de l’Ukraine qui ont analysé plusieurs documents d’archives et ont réuni les témoignages des survivants de ces années de famine. Elle est organisée par le fond international de bienfaisance " Ukraine - 3000 " dirigé par l’épouse du Président ukrainien Mme Katerina Youshchenko. Elle connaît les atrocités de Holodomor d’après les récits de son père Mikhail qui a été le seul enfant de la grande famille paysanne de Kharkov ayant eu la chance de survivre. Lors du vernissage de l’exposition le 7 novembre, Madame Katerina Youshchenko a remercié au nom du Président de l’Ukraine le Conseil administratif et le Maire de la Ville de Genève d’avoir apporté son soutien à l’organisation de cette exposition. Cette exposition comprend un second volet : une conférence-débat animé par le directeur adjoint de l’Institut de l’histoire de l’Ukraine de l’Académie nationale des sciences de l’Ukraine Monsieur Stanislav Koulchytsky qui se tiendra au Musée d’Ethnographie-Conches, le jeudi 22 novembre.

L’Ukraine continuera à demander avec insistance que le monde prenne conscience de la vérité sur tous les crimes commis contre l’humanité. C’est le seul moyen d’être sûr et certain que les criminels ne sont plus, désormais, enhardis par l’indifférence générale.

Emilia Nazarenko
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Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/04/2008

Merci Mr Dumitrescu, d’avoir informé, à travers votre blog, à des gens qui ne connaissent rien à l’Histoire de l’Ukraine.

Mes plus profondes sympathies.

Écrit par : isidoro | 06/05/2008

"V Dumitrescu: de quoi parlez-vous? Des pogromes lancés par les Ukrainiens contre les Juifs au début du 20e siècle?

Ecrit par : jacques | 30.04.2008 "

Contrairement à "jacques", j'ai fait une recherche de ce que j'affirme.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/05/2008

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