09/12/2008

Droits humains : offensives bernoise et genevoise

60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme oblige, Genève a accueilli le lancement officiel de l’Agenda pour les droits de l’Homme vendredi 5 décembre et la 6e conférence de la Charte des droits de l’Homme dans la ville a eu lieu du 8 au 9 décembre. Ouvrant les feux, la Confédération suisse a lancé l'Agenda pour les droits humains: "Protégeons la Dignité ". Après l'inauguration de la plaque Eleanor Roosevelt sur la place des Nations, un panel de haut niveau s'est réuni à Genève pour nous présenter l'Agenda.  L'initiative suisse, qui a pour but l'amélioration des droits de l'Homme, a été soutenue par plusieurs pays. En faisant abstraction de la politique, ce nouvel instrument commun veut faire des droits de l'Homme une réalité et s'inscrit dans l'esprit de la Déclaration. Grâce à la diversité du panel, l'Agenda est universel et se base sur une approche globale de l'application des droits de l'Homme. Diverses personnalités, qui luttent pour les droits humains, sont à la racine de l'Agenda, Micheline Calmy-Rey, Mary Robinson, Manfred Nowak, Bertrand Ramcharan, Paulo Sergio Pinheiro, Pregs Govender, Saad Eddin Ibrahim, Hina Jilani et Theodor Meron. Ils abordent huit thèmes: la dignité humaine, la prévention, la détention, la migration, l'apatridie, le droit à la santé, le changement climatique et la Cour mondiale des droits de l'Homme. Ce dernier thème est innovateur, il s'agirait de créer une Cour pour les droits humains, ce qui permettrait de juger les cas de violation. Un organe judiciaire plus que nécessaire dans l'ordre international. Pour Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale en charge du département des affaires étrangères, " la Suisse place les droits humains au cœur de sa politique extérieure". Une meilleure application de ces droits favorise la paix et la stabilité internationale. Quant à la 6e conférence pour les droits de l'Homme dans les villes, elle a abordé quatre thèmes: le statut du citoyen, l'intégration sociale, la solidarité entre les villes et le droit au logement. En effet, les villes sont confrontés à des problèmes communs: le racisme, le communautarisme, les problèmes environnementaux, la crise immobilière, les problèmes de violence dans certains quartiers… Pour Manuel Tornare, maire de Genève, "agir au niveau local permet d'avoir une influence nationale". Il faut faire prendre conscience aux villes de l'importance des droits de l'Homme, qui sont universels, et qui peuvent jouer un rôle dans leur développement. Andrew Clapham, directeur de l'Académie du droit humanitaire et des droits humains à Genève, est du même avis : les droits humains doivent s'appliquer au niveau international, mais aussi au niveau national pour une meilleure implantation. Il faut favoriser l'intégration sociale et les droits de l'Homme doivent s'appliquer au niveau local pour avoir un impact national. Chrystel Dayer

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