21/11/2011

Le Printemps arabe, fruit d'un long processus

Le 3 novembre 2011, le Club suisse de la presse recevait le Dr. Kamel Mohanna, président de l'association libanaise non confessionnelle AMEL, pour sa conférence de presse sur le thème: "Printemps arabe et droits humains"


Le Printemps arabe, fruit d'un long processus

 

Médecin engagé dans l'aide d'urgence et l'assistance humanitaire durant les années de conflit dans son pays, le Liban, le Dr. Kamel Mohanna concentre ses efforts dans le domaine du développement. Président fondateur, en 1979, de l'association AMEL (diminutif de "Comité National d'Action Populaire"), dont la particularité est le non-confessionnalisme, également Coordinateur général du Collectif des ONG libanaises et arabes, son objectif est la paix civile, autant au Liban que dans le monde arabe.

 

Comme il aime à le répéter, il pratique "la pensée positive et l'optimisme permanent". Il croit dans les capacités de rébellion de l'être humain et à ses aptitudes à forger son destin, en dépit des obstacles et de l'oppression. Il ne serait donc pas surpris qu'avec son association, il ait contribué à l'avènement du Printemps arabe. "Contrairement à ce que la plupart des médias ont prétendu, même si les réseaux sociaux ont eu leur importance, le Printemps arabe a été le fruit d'un long processus sur le terrain où, de notre côté, nous avons essayé de jouer un rôle de catalyseur", déclare-t-il.

 

Une véritable révolution est en cours. Les manifestants ne veulent pas uniquement le départ de leurs présidents: "Le slogan lancé en Tunisie et repris en Egypte, en Libye, en Syrie, au Yémen, entre autres, est "Le peuple veut la chute du système", de tout le système, basé sur l'autoritarisme et la corruption. A cause de l'écart entre riches et pauvres, tous les pays arabes seront touchés. Environ 40% de leurs populations vivent au-dessous du seuil de pauvreté."  

 

Pas de révolution sans contre-révolution

 

Et quid du danger d'une récupération du Printemps arabe par les islamistes, que peut faire craindre le résultat des élections en Tunisie ? Le Dr. Mohanna répond qu'il n'y a jamais eu de révolution sans contre-révolution. Sans doute des reculs succéderont-ils aux avancées, comme cela a longtemps été le cas en France après la Révolution mais, il en est convaincu, les acteurs de ces soulèvements ne se laisseront plus enfermer par un gouvernement, une religion, une idéologie. D'autant plus qu'il s'agit massivement de jeunes. "On voit se créer un nouvel être humain arabe et des opinions publiques, qui veulent la démocratie, la justice sociale, la liberté, le respect du droit de la personne. Et le mur de la peur a été détruit ", affirme-t-il.

 

Néanmoins, le Printemps arabe ne représente qu'une phase transitoire, peut-être de longue durée vu la gravité de la situation interne de chaque pays, et les prochaines années pourraient être difficiles.

 

 

 

 

 

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Commentaires

Amis du soir, bonsoir !


Avant de vouloir trouver des solutions pour le "monde" arabe, essayons de nous situer dans le monde actuel et quelles seraient ou pourraient être les solutions concernant le monde "non arabe" et plus particulièrement "occidental".

Le constat mondial n'est pas très reluisant, les déséquilibres économique n'est pas exclusivement réservés aux pays appelés "développés", les exemples de nations générant des misères touchent l'ensemble du globe, mais qui semble se dessiner à l'aube de ce 21ème siècle, c'est que les couches les plus touchées par cette misère en proie de devenir universelle, est qu'elle s'attaque depuis peu aux couches moyennes et dans des pays aux revenus moyens, ce qui risque à très court terme de changer les équilibres sociaux ravagés par les corruptions de plus en plus massives et les dictats des grandes compagnies bancaires et financières. Ces modèles néo-libéraux tenant plus du communisme totalitaire que du libéral, envahissent les systèmes de pays qui il y a peu fonctionnaient en circuit fermés, comme le faisait la Chine et quantités d'autres pays "émergeant", leurs arrivées dans l'univers de la finance mondiale les transportes vers des abîmes auxquels ils ne sont pas coutumiers et en résultent des déséquilibres incalculables, mais surtout un coût de l'agent sans cesse plus élevé. La "crise" mondiale se souffre pas d'inflation ou de déflation, mais de se redoute tous les économistes, de la désinflation avec des taux inter-bancaires, dans certains cas et envers quelques pays supérieurs à 12% !
Ce qui a pour effet, que des continents entiers seront bientôt à vendre alors que leurs uniques richesses sont déjà hypothéquées à 500% !

Concernant l'Egypte, cela se traduit par un abandon total des crédits si ce pays n'est pas contrôlé par des banques assez puissantes et assez rassurées par un régime coopérant du moins politiquement, les banques occidentales en grande partie américaine ne voudrons jamais continuer de financer un pays comme l'Egypte si ce dernier ne donne pas certaines garanties politiques, notamment sur ds questions sécuritaires et depuis peu en matière d'émigration de ses citoyens, exemple ; kadhafi recevait des milliards de l'Europe et était redevenu quelqu'un de "fréquentable" simplement parce qu'il faisait le ménage de son coté de la méditerranée, il avait également accepté de remonter le niveau social de ses nationaux, depuis la "révolution" la Libye n'exporte plus que 20% de ce quelle exportait il y a 9 mois, plus personne ne veut signer des contrats pétroliers avec les nouveaux clans encore en pleine lutte intestine, ne laissant pas entrevoir un régime stable avant peut être quelques décénies. Pour l'Egype c'est bien pire, il y a un an, les plus grande entrées d'argent provenaient du tourisme, maintenant ce secteur est complétement sinistré, il coûte plus à l'entretien qu'autre chose. Si en plus l'Egypte fricote avec des pays soutenus par la Russie et la Chine, politiquement hostiles aux standards sociaux occidentaux, il va bien falloir comprendre tôt ou tard que ce sera à la Russie et à la Chine de soutenir économiquement l'Egypte, que le niveaux moyen d'un égyptien reste malgré tout supérieur à celui d'un chinois moyen et que si la Chine octroie plus de soutient à des citoyens de pays étrangers qu'a ses propres nationaux, cela peut devenir très dangereux pour l'équilibre intérieur chinois ! C'est peut être pour cette raison que de grandes institutions financières ont opté pour une redistribution des standards dans les pays développés, imaginez qu'une Europe trop opulente continue de maintenir des standards de vie extrêmement élevés juste en face de pays exsangues comme les pays d'Afrique du nord, les conséquences seraient immédiates, ce ne serait pas par centaines de milliers que les immigrations africaines débarqueraient sur les côtes européennes mais par dizaines de millions, donc le traquenard bien rodé des "sub-primes" et autres coulages financiers des américains portent leurs fruits et rappel aux européens qu'ils ne vivent pas sur une ile, que les américains en ont assez de financer "l'équilibre" mondiale" avec des européens" qui ne pensent qu'a concurrencer leur dollar avec des euros incapables de maintenir un monde de plus en plus en mouvance vers des idéaux démystifiés depuis la chute du mur de Berlin.

Conclusion, le piège a prit, l'Europe doit choisir son camp, vouloir continuer de concurrencer les américains et prendre en charge l'ensemble des pays (arabes ou pas) en charge ou alors finalement accepter que l'union entre les membres de cette Europe est encore trop fragile et cesser de cracher dans la soupe avec entre les deux, quelques centaines de millions d'arabes ou autres caucasiens prêts à jaillirent de leurs cages !!!

Écrit par : Corto | 22/11/2011

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