13/01/2012

La devise d'Eveline Widmer-Schlumpf pour 2012: " Penser l'avenir aujourd'hui "

Le 12 janvier 2011, Le Club suisse de la presse recevait Eveline Widmer-Schlumpf, présidente de la Confédération et cheffe du Département fédéral des finances (DFF), pour une conférence de presse sur ses priorités pour l'année 2012.

Une foule de journalistes se pressait au Club de la presse, ce matin, non pas tant pour connaître ses priorités que dans l’espoir de recueillir de nouvelles déclarations d'Eveline Widmer-Schlumpf concernant l'affaire Hildebrand. Pendant quelques instants, il a semblé que cet espoir serait satisfait puisqu’elle a entamé sa conférence de presse en l’évoquant. "L'actualité est impitoyable. On passe son temps à négocier à tous les niveaux pour redonner une certaine crédibilité à notre place financière et c'est sur le président de la BNS que les doutes se sont portés, avec les conséquences que vous connaissez", a-t-elle dit. Mais pour ensuite se cantonner à l’annonce qu’elle avait faite, hier, de la décision du Conseil fédéral que le directoire de la BNS serait complété avant le choix de son président et qu’un expert serait mandaté pour évaluer les possibilités qu’a le gouvernement d'intervenir auprès de la banque. Une délégation du Conseil fédéral a en outre été nommée pour définir ce mandat et suivre l'affaire.
En ce qui concerne la position que le Conseil fédéral et elle-même ont défendue au sujet de Philipp Hildebrand, la présidente a considéré s'être déjà exprimée de façon exhaustive, et déclaré que "pour apaiser les débats", elle ne le ferait plus.

"Une place financière performante, propre et fiscalisée"

"Penser à l'avenir dès aujourd'hui" est la devise d'Eveline Widmer-Schlumpf pour son année présidentielle. Elle souhaite favoriser la solidarité entre les générations et léguer à ses enfants et petits-enfants « une place financière performante, propre et fiscalisée ». Ne pas permettre la soustraction fiscale mais pas question, pour autant, d'en venir à l'échange automatique des informations. "Le système que nous proposons est beaucoup plus efficace", a-t-elle estimé, faisant référence à l'impôt libératoire en discussion avec l'Allemagne et la Grande-Bretagne en vue d'accords bilatéraux, dont le but premier est de sauvegarder le secret bancaire.

La sortie du nucléaire, une opportunité

Autre priorité chère au cœur de la Grisonne, la sortie du nucléaire d'ici trente ou quarante ans, décidée par le Conseil fédéral. "L'insoutenable réalité véhiculée par Tchernobyl puis par Fukushima" nous y oblige. Et "quand on veut on peut", a-t-elle martelé. D'ailleurs, plutôt que de n'y voir qu'une contrainte, elle a insisté sur l'opportunité qu'offre cette perspective de développer les énergies renouvelables, de créer de nombreux emplois pour les jeunes et de renforcer la position de la Suisse comme pôle technologique.
Pour commencer à mettre en œuvre la politique énergétique qu'il a dessinée, le Conseil fédéral élaborera dès cette année une taxation de la consommation.

12 janvier 2012

 

Commentaires

C'est vrai que notre présidente de la Confédération, Evelyne Widmer-Schlumpf. "Penser à l'avenir dès aujourd'hui" avec des propositions concrètes, est plus important que de contenter une curiosité enfantine.

Écrit par : cmj | 13/01/2012

elle savait, mais

Écrit par : Profumo | 13/01/2012

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