15/02/2012

PHYSIQUE, BIOLOGIE ET MEDECINE CONTRE LE CANCER

Le 14 février 2012, Le Club suisse de la presse recevait Steve Myers, directeur des accélérateurs et de la technologie au CERN et Jacques Bernier, président du département de radio-oncologie à la Clinique de Genolier.


Du 27 février au 2 mars, au Centre international de conférences de Genève (CICG), de nombreux experts en différents domaines – biologistes, médecins, physiciens ingénieurs, informaticiens -, impliqués dans le diagnostic et les traitements de maladies, se réuniront pour partager et discuter de leurs dernières études lors d'une conférence commune, ICTR-PHE 2012, résultat de la fusion de deux conférences: ICTR (International Conference on Translational Research in Radiation Oncology) et celle du CERN, PHE (Physics for Health in Europe). 550 participants sont attendus du monde entier.
Le 28, à 18h30, une conférence ouverte au public sur le traitement du cancer au XXIe siècle, sera donnée par le professeur en oncologie Soren M. Bentzen, PhD, DSc, à la Wisconsin School of Medicine and Public Health, à Madison, Wisconsin.

Comme le rappelle Jacques Bernier, président du département de radio-oncologie à la Clinique de Genolier, la première de ces conférences communes a eu lieu en 2000, puis tous les trois ans, de façon à réunir suffisamment de nouveaux résultats. Cette rencontre est importante pour la communauté des radio-oncologistes car elle lui permet de rester informée des dernières avancées dans la recherche translationnelle en médecine.

L'hadronthérapie

Une thérapie contre le cancer, notamment, unit physique, biologie et médecine: l'hadronthérapie - l'utilisation des hadrons sous forme de protons et d'ions légers de carbone. Alors que longtemps, elle était surtout employée au Japon et aux Etats-Unis de façon expérimentale, elle s'est généralisée ces vingt dernières années. Aux Etats-Unis, l'utilisation de protons au lieu du traitement radiologique par photons, est devenue la norme et l'Europe, avec l'Asie, est maintenant à l'avant-garde de la recherche dans ce domaine.

Dirigés de manière très précise par des équipements de pointe, les protons ou ions peuvent déposer une grande quantité d'énergie dans une tumeur et seulement une petite dans les tissus environnants qui, de ce fait, restent sains. Donc, grâce à la physique des particules et au CERN, qui a développé un accélérateur et des technologies spécifiques en fonction de la demande des médecins, des traitements moins invasifs et des conditions de vie plus confortables pour les personnes atteintes du cancer.

Ces traitements pourraient aussi s’avérer moins coûteux. Car si à l’avenir ils étaient largement appliqués, il ne serait plus nécessaire de combiner plusieurs types de thérapies comme c'est le cas actuellement. Mais une machine vaut des millions de francs. Aussi Steve Myers, directeur des accélérateurs et de la technologie au CERN, le souligne-t-il: l'un des buts principaux recherchés est l'efficacité en termes de coûts.

A quand l'installation de telles machines aux HUG ? Bientôt peut-être, puisqu’ils sont partenaires de la conférence.

Commentaires

Coucou! J etais persuade d avoir deja vu ce blog avant mais finalement apres avoir lu quelques pages j ai decouvert que c etait nouveau pour moi.
Enfin bon, je suis enchante d etre tombe dessus et je vais le mettre dans mes pages favories et venir y jeter un oeil de temps a autre! Zenobia

Écrit par : foot streaming | 20/08/2013

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