03/07/2012

En finir avec la torture

Le 20 juin, Le Club suisse de la presse recevait le secrétaire général de l'Association pour la Prévention de la Torture (APT) Mark Thomson, pour une con férence de presse intitulée Breaking the taboos of torture and diagnosing the right remedies (Briser les tabous autour de la torture et diagnostiquer les bons remèdes)


L'Association pour la Prévention de la Torture (APT) est une organisation indépendante, créée en 1977 par le banquier et avocat suisse Jean-Jacques Gautier, a rappelé Mark Thomson, son secrétaire général. Pour souligner son attachement aux buts de son fondateur, l'APT donnera son nom à son nouveau centre, qui sera inauguré le 21 septembre par les autorités genevoises et sa veuve.

Jean-Jacques Gautier s'était beaucoup impliqué pour qu'existe une surveillance de tous les lieux de détention, afin de prévenir la torture. "C'est un concept que nous voulons promouvoir ces treize prochaines années", a annoncé le secrétaire général.

Quelle est la cause de la torture et ou d'autres traitements cruels ? "La justice ne fonctionne pas correctement", a-t-il continué, "et cela dans tous les pays." Le seul qui fasse exception en matière de conditions de détention et de traitements des détenus est les Pays-Bas.

L'APT mène une évaluation des traitements des groupes vulnérables comme les opposants, les pauvres, les femmes, les migrants et s'efforce de faire changer la manière de les traiter, ce qui implique souvent des changements de législation pour la police. D'où les efforts que l'association a déployés dans la mise en place de normes internationales, comme le Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies contre la torture (OPCAT). Et Mark Thomson a dit constater des progrès dans l'application de ces normes dans de nombreux pays. A ce jour, 66 Etats sont parties à l'OPCAT. Mais "il est difficile d'intervenir dans d'autres, comme la Syrie ou le Zimbabwe", a-t-il précisé.

En novembre dernier, organisé par l'APT, le Forum mondial sur l'OPCAT s'est tenu à Genève. Il avait pour intitulé : Prévenir la torture, respecter la dignité: de la parole à l'acte. Comme l'a expliqué Mark Thomson, "de la parole à l'acte" consiste par exemple à criminaliser la torture et à combattre l'impunité.

Irène Lichtenstein

(cf vidéo intégrale de la conférence, qui a été donnée en anglais, sur le site du Club suisse de la presse: www.pressclub.ch)

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