18/01/2013

La réforme de l'OMS

Le 16 janvier 2013, Le Club suisse de la presse recevait Dr. Gaudenz Silberschmidt, conseiller principal au Bureau du Directeur général de l'OMS.


Sa précédente conférence de presse au Club suisse de la presse, Gaudenz Silberschmidt l'avait donnée en tant que vice-directeur en charge des relations internationales à l'Office fédéral de santé publique. Aujourd'hui conseiller principal au Bureau du Directeur général de l'OMS, il a présenté la réforme de l'organisation, entamée en 2011 par Margaret Chan.

Le but premier de cette réforme conduite par les Etats Membres, la plus importante de son histoire, est pour l'OMS de "mériter le rôle d'autorité directrice et coordinatrice dans le domaine de la santé, que lui confère sa constitution", a déclaré en préambule M. Silberschmidt.

Cette réforme s'effectue en fonction des priorités fixées par les Etats Membres, et les contributions, désormais, suivent les priorités. La moitié du budget est consacrée au programme, l'autre à l'éradication de la poliomyélite et aux urgences. Une fois le programme adopté, l'organisation est tenue de s'y conformer. Ainsi, de sa "culture de projets", l'organisation revient à son mandat, "qui est un mandat de programme", à précisé Gaudenz Silberschmidt. Alors qu'elle était "accusée d'être dirigée par les donateurs", qui pouvaient choisir la destination de leurs fonds, ceux-ci seront invités à financer "les priorités définies par les Etats Membres" et, en conséquence, l'OMS devra " apprendre à refuser l'argent destiné à des activités qui ne sont pas prévues dans le budget."

La semaine prochaine, à la séance du Conseil exécutif, le Bureau du directeur général proposera le projet de programme 2014-2019, "avec six priorités thématiques", parmi lesquelles "les maladies non transmissibles, alors que nous sortons d'une époque centrée sur les maladies transmissibles", et pour "thème clé, la couverture universelle de santé", a expliqué M. Silberschmidt.

L'OMS s'est aussi attachée à réaliser d'importantes économies. Un exemple donné par le conseiller principal de son Bureau directeur: plus de voyages en classe affaire en dessous de neuf heures de vol et une bien plus grande rigueur quant à la nécessité des voyages, que ce soit pour le personnel ou les consultants. Mais, a-t-il conclu, " le but de la réforme n'est pas la gestion mais ce qui est lié au programme."


Irène Lichtenstein

cf la vidéo de la conférence:http://www.pressclub.ch/conference/la-reforme-de-loms-presentation-et-discussion

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