18/03/2008

Kofi rit mais Jean a peur

 

Par Guy Mettan, directeur exécutif du Club suisse de la presse

 

 
Epoque faste pour Kofi Annan. Après le succès de sa médiation au Kenya, l’ancien secrétaire général des Nations Unies et «senior fellow» du nouvel Institut universitaire de hautes études internationales et du développement est attendu à Genève pour inaugurer la première lecture de la Fondation Sergio Vieira de Mello, qui doit a eu lieu en grande pompe lundi soir au Centre de conférences de Varembé. Après quoi, dès avril, Kofi Annan entamera une grande tournée de médiation au Moyen Orient, avec l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme Mary Robinson. Au programme, le Liban, la Palestine et les grands dossiers chauds du Proche-Orient : s’ils réussissent à réduire, même d’un cran, les tensions locales, les deux envoyés auront vraiment mérité la reconnaissance des nations...

 

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Cette semaine, Genève devrait également accueillir des négociations sur le Darfour, dont le premier round s’était déroulé en Libye. L’accord entre les présidents tchadien et soudanais est loin d’épuiser le sujet. Tout reste à faire sur le terrain. En principe, le délégué de l’Union africaine pour le Darfour, le Dr. Salim Ahmed Salim, et l’envoyé spécial des Nations Unies, le Suédois Jan Eliasson, devraient se retrouver autour d’une table avec les représentants des diverses parties au conflit afin de trouver une solution qui tienne la route. Un bon point pour la place diplomatique genevoise.

 

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Semaine décisive aussi pour Jean Ziegler, qui n’a plus que quelques jours pour convaincre les 47 membres du Conseil des droits de l’Homme de l’élire membre du futur conseil consultatif. Ce nouvel organe de 18 experts est chargé de faire des études, des enquêtes et de mener des réflexions sur la promotion des droits de l’homme. Le Genevois, dont le mandat de rapporteur spécial pour l’alimentation arrive à chance cette année sans espoir de prolongation, mène une campagne intense, sur tous les fronts, militant au passage pour l’accession de Micheline Calmy Rey au poste de Haut Commissaire aux droits de l’Homme à la place de Louise Arbour. Il a raison d’avoir peur, car aucune élection n’est assurée d’avance. Mais selon nos estimations, notre sociologue national devrait pouvoir compter sur une majorité confortable de 27 à 28 voix au moins.

 

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Après Lyon, Genève, Huy et Rome, l’Alliance mondiale des villes contre la pauvreté organisera son 6e forum à la fin de ce mois à Athènes. La Grèce et le Programme des Nations Unies pour le développement, qui patronnent l’événement, ont mis les petits plats dans les grands. 1000 participants, 500 villes et 100 pays seront présents.

 

L’Alliance, qui fête ses dix ans et qui est administrée depuis Genève, a été créée parce qu’on avait remarqué qu’il manquait un maillon dans la chaîne du développement, entre les individus d’une part, et les Etats et organismes internationaux d’autre part. Athènes devrait institutionnaliser le principe d’attribuer 1% des achats de matériel informatique afin de financer le Fonds de solidarité numérique lancé à Genève en 2000 dans le but de réduire la fracture numérique.

 

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Le Kosovo veut aussi être reconnu à Genève

 

Un mois après que l'Assemblée Nationale de la République du Kosovo a déclaré l'indépendance de ce pays, les membres du nouveau gouvernement lancent un appel à la communauté internationale pour la reconnaissance du nouvel Etat.

 

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Reconnu depuis le 17 février 2008 par plusieurs pays dont la Suisse, les Etats-Unis, la France, l'Italie, l'Allemagne, la Turquie et le Royaume-Uni, le gouvernement de la République du Kosovo veut continuer ce processus de reconnaissance par tous les membres des Nations-Unies, les institutions spécialisées, les organisations internationales, et en particulier par le Bureau international du travail, dont le siège est à Genève.
Le vice-ministre du travail et des affaires sociales, Gjergj Dedaj, qui effectue sa première visite en Suisse après la déclaration d'indépendance, parle de la volonté du Kosovo de créer un Etat stable et ainsi écrire une nouvelle page dans son histoire. Dans son discours, il met l'accent sur le respect des minorités qui composent cet Etat et en particulier sur le fait de créer des liens harmonieux avec la minorité serbe. Cette minorité fait partie intégrante de l'Assemblée Nationale avec deux ministres serbes en son sein et la langue serbe est considérée comme une langue officielle. Le nouveau drapeau de la République du Kosovo possède six étoiles, une pour chaque minorité.
Au niveau économique, selon M. Dedaj, les ressources du Kosovo sont suffisantes pour que l'économie se relève et le gouvernement travail sur une nouvelle législation pour les investissements étrangers, ainsi que sur une politique de coopération avec les pays européens. Il parle de libéralisation du marché, mais aussi des visas et de la libre circulation des personnes. Avec une population où les moins de 25 ans sont en grand nombre, le gouvernement Kosovar semble positif sur son avenir économique.
Pour la question de la diaspora et des réfugiés à l'étranger, le vice-ministre affirme qu'une situation politique et économiquement stable peut permettre le retour des nationaux au pays. La République du Kosovo affirme ne pas vouloir changer ses frontières par la force et souhaite respecter la communauté internationale.
Ce nouvel Etat indépendant semble prendre le chemin d'un Etat démocratique et multiculturel, cependant tout reste à construire et seul l'avenir pourra nous dire quelle voie l'Etat balkanique va suivre. Car au moment même où le vice-ministre kosovar tenait sa conférence de presse, une violente émeute entre manifestants serbes et forces de l’OTAN avait lieu à Mitroviça, chef-lieu de la minorité serbe au Kosovo…
Par Chrystel Dayer. Résumé de la conférence du 17 mars 2008 au Club suisse de la presse

 

 

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12/03/2008

Les droits de l’Homme à l’honneur

Dans de nombreuses régions du monde, les droits de l'Homme ne sont pas respectés ou restent quasi inexistants. Les efforts mis en place par la communauté internationale et par divers organismes ne sont pas vains, il y a une amélioration dans la reconnaissance et l'application de ces droits fondamentaux. Cependant, le respect de ces droits reste une question cruciale qui touche tous les pays de plein fouet. La Suisse et l'Europe n'échappent pas aux critiques. Des événements comme le festival du film sur les droits humains permettent de nous rappeler que la lutte est loin d'être finie et qu'il subsiste encore beaucoup de travail à accomplir pour que ces droits s'appliquent universellement.

 

Pour sa 6e édition, le festival s'aligne sur le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, pour rappeler que malgré l'évolution des mœurs, les droits humains continuent à être bafoués à travers le globe. Entre autres sujets d'actualité, le festival met à l'honneur la Birmanie et dédie cette 6e édition à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 et fervente résistante à la junte birmane.

Le festival se déroule sur dix jours de débats, de films contre les violations des droits humains dans le monde, en parallèle du Conseil des droits de l'Homme qui se déroule en ce moment à Genève.

Une tribune libre "Un film, un sujet, un débat" est organisée, afin de révéler les violations des droit humains dans divers pays comme la Russie, le Darfour, la Chine, la Birmanie, mais également en Europe avec la montée des populismes plus que significative ces dernières années. Divers débats sont organisés et touchent plusieurs thèmes, comme le rôle des femmes contre l'impunité, la justice face aux crimes contre l'humanité, la Chine et son comportement lors des jeux olympiques, le réchauffement climatique, la Russie et le système Poutine.

Les toiles en concurrence sont jugées par un jury international et l'événement est marqué par la présence de sommités comme Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l'Homme, Luis Moreno-Ocampo, procureur de la cour pénale internationale et bien d'autres.

Plusieurs catégories de films sont présentées comme des documentaires pour le Grand prix FIFDH et des grands reportages pour le prix OMCT.

 

FIFDH: Festival du film et forum international sur les droits humains. 6e édition du 7 au 16 mars 2008. Conférence du mercredi 27 février 2008 résumée par Chrystel Dayer.

 

 

 

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04/03/2008

14 000 personnes pour le droit de mourir dans la dignité

 

 

 

Avons-nous le droit de choisir notre mort? Pouvons-nous mettre fin à nos jours lorsque nos souffrances sont devenues insupportables et que la maladie ne peut plus être combattue? Ces questions nous toucheront tous un jour ou l'autre, de près ou de loin, puisqu’aucun de nous n’est éternel. L'association EXIT se bat depuis de nombreuses années avec ses 14 000 membres pour faire respecter ce droit naturel donné à tout homme : celui de mourir dans la dignité.

 

Créée en 1982 à Genève, l'Association a pour but de "donner une bonne mort", qui est d’ailleurs la traduction exacte du mot grec « euthanatos », explique le Président d'EXIT suisse romande, le docteur Jérôme Sobel. Cette association permet à ses membres de donner leurs directives anticipées pour la fin de leur vie, comme l'arrêt des traitements lourds en cas de maladie grave ou l'arrêt de l'acharnement thérapeutique dans des cas sans issue. Longtemps refusé, le terme utilisé pour ce genre de démarche est "suicide assisté". Cette expression lourde de sens est définie par les moyens mis à disposition de la personne et le fait que c'est cette dernière qui exécutera le geste.

 

Au contraire de l'euthanasie active directe considérée comme un homicide intentionnel par la loi Suisse, l'euthanasie passive est permise dans notre pays. Le suicide assisté est donc légal selon l'article 115 du CPS, si toutefois les motifs ne sont pas de caractère égoïste. La procédure est stricte, il faut cinq conditions cumulatives pour une assistance au suicide: la capacité de discernement selon l'article 16 du code civil suisse, une demande sérieuse et répétée, être atteint d'une maladie incurable, avoir des souffrances physiques ou psychologiques intolérables, avoir une invalidité complète ou un pronostic fatal.

 

Tous les cas sont annoncés aux autorités et EXIT fait face à des procédures strictes, à des poursuites pénales, des enquêtes de médecins légistes qui se terminent tous par un non lieu, l'Association respectant la loi à la lettre. En 2007, 235 personnes ont déposé une demande de suicide assisté, dont 66 seulement ont abouti. Il s’agit surtout de personnes âgées (75-80 ans en moyenne).

 

Depuis janvier 2006, le CHUV de Lausanne accepte l'idée du suicide assisté dans des circonstances exceptionnelles, avec une procédure préalablement suivie et si la personne se trouve dans l'incapacité de rentrer chez elle. Les hôpitaux de Genève et Berne suivent la même attitude, bien que l'euthanasie ne soit pas pratiquée dans le milieu hospitalier. Les milieux médicaux, souvent jaloux de leur pouvoir, n’admettent en effet pas volontiers que le patient puisse choisir l’arrêt de son traitement et sa mort.

 

Il y a une évolution des mœurs en suisse. Aujourd'hui, le terme suicide assisté est toléré par l'Académie Suisse des sciences médicales et par le tribunal fédéral qui a rendu un arrêt le 3 novembre 2006, permettant à un membre de l'association DIGNITAS de prendre la "potion" fatale. Décider de mettre fin à sa vie est un choix difficile autant pour la personne concernée que pour ses proches, mais avoir le choix n'est-il pas un droit inhérent à chaque être humain?

 

 

 

Chrystel Dayer : « Exit ou le droit de mourir dans la dignité ». Résumé de la conférence du Dr Jérôme Sobel donnée le jeudi 7 février 2007 au Club suisse de la presse en collaboration de l’Association de la presse étrangère en Suisse.

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28/02/2008

Genève internationale: records battus

L'Office cantonal genevois de la statistique vient de faire paraître les chiffres de son enquête 2006 sur la Genève internationale. Après le creux de la fin des années 1990, la tendance reste haussière. Plusieurs records ont été battus.

Les 18 organisations internationales gouvernementales (OIG) établies dans le canton de Genève emploient 17 698 fonctionnaires (permanents ou non permanents) en mars 2007. Le nombre de fonctionnaires permanents (13 348) est le plus élevé jamais enregistré. La part de ceux qui résident en Suisse (56,1 %, dont 48,7 % dans le canton de Genève) augmente pour la première fois depuis cinq ans. Lesfonctionnaires non permanents (4 350) sont en diminution.

Les dépenses effectuées par les OIG au cours de l'année 2006 se montent à 4,4 milliards de francs, dont 2,4 milliards investis dans l'économie suisse. Elles se situent à un niveau semblable à ceux des dernièresannées.

Après s'être enflammée au début des années 2000, l'activité conférencière se stabilise. Pour la troisième année consécutive, le nombre de réunions organisées est supérieur à 2 000 (2 032 en 2006). Le nombrede séances tenues (18 069) et le nombre de délégués y participant (140 525) restent dans la tendanceobservée ces dernières années.

Le personnel permanent des 10 plus importantes organisations internationales non gouvernementales(OING) établies dans le canton de Genève se stabilise, mais reste à un niveau élevé à 3 183 personnes. La part des personnes résidant en Suisse (80,0 %) est nettement plusimportante que dans les OIG.

En 2006, pour la première fois, les dépenses des 10 principales OING dépassent les 800 millions defrancs.  L'activité conférencière poursuit son essor. Le nombre de réunions tenues (2 510) ainsi que le nombre de délégués et experts qui y participent (30 081) sont les plus importants jamais enregistrés.

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21/02/2008

Contre-offensive russe à Genève

 

Serguei Lavrov a fait salle comble mardi dernier au Palais des Nations pour sa conférence sur "l'avenir de la coopération européenne: le point de vue russe". Le gratin de la Genève internationale était présent pour écouter le ministre des affaires étrangères russe réaffirmer - diplomatiquement - le rôle de son pays en tant qu'acteur incontournable de la sécurité militaire et énergétique en Europe…

 

Il faut dire que pour Genève, cette escale diplomatique redore un lustre passablement terni depuis la fin de la Guerre froide. En quelques heures, M. Lavrov aura tiré de son sommeil une Conférence du désarmement en état de mort clinique depuis des années en proposant - avec les Chinois - d'interdire le déploiement d'armes dans l'espace, souligné l'attachement de la Russie au droit international à propos de l'indépendance unilatérale du Kosovo, mis le doigt sur les insuffisances de l'OSCE en matière de coopération entre pays européens et rappelé à l'Union européenne qu'elle ne saurait rester crédible à trop vouloir s'aligner sur les positions de l'OTAN en matière de lutte contre les missiles nucléaires. Et il a même trouvé le temps de rencontrer Micheline Calmy-Rey et d'inaugurer le nouveau centre de coordination pour les secours d'urgence du Bureau pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

C'est pas si mal, surtout pour la place de Genève qui retrouve son rôle de plate-forme de discussion entre l'Est et l'Ouest.

 

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Grosse colère chez les professionnels du tourisme romand. Pour représenter l'ensemble du tourisme suisse aux Jeux Olympiques de Pékin, Présence suisse a confié l'exclusivité du mandat à l'Office du tourisme de Lucerne. Les Chinois auront donc une vue inégalable sur le Lac des Quatre-Cantons depuis le Rigi. Mais les promoteurs du Jungfraujoch, du Säntis ou du Cervin en seront pour leurs frais!

 

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La Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) vient de publier son rapport sur l'économie de l'information. La Suisse fait plutôt pâle figure. Elle n'arrive qu'en 31e position pour le nombre de portables par habitant (0,99 contre 1,51 pour les Luxembourgeois), au 19e rang pour la pénétration d'internet (58,3%) mais quand même à la 6e place mondiale pour les connexions internet à large bande (28,6%).

 

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C'est tout sauf un scoop, mais ça ne va pas très bien en Irak et au Tchad. Au Tchad, le Haut-Comissariat pour les réfugiés cherche 63 millions de dollars pour rapatrier 80 000 réfugiés soudanais qui ont fui leur pays. Et en Irak, l'OCHA a lancé un appel de fonds à concurrence de 265 millions de dollars pour l'aide d'urgence dans les douze prochains mois. Avis aux amateurs…

 

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Le Centre européen de la culture se remet à l'édition avec une nouvelle collection inaugurée par un ouvrage collectif consacré au "Dialogue des cultures à l'aube du XXIe siècle". On y trouve un hommage à Denis de Rougemont dû à la plume de José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et les contributions d'une douzaine d'auteurs, parmi lesquels les professeurs Dusan Sidjanski, éditeur, Alexis Keller, Charles Méla, Maurice-Ruben Hayoun et Viviane Reding.

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19/02/2008

15 prétendants à l'OMPI

La course à la succession de Kamil Idriss, secrétaire général de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, suscite des convoitises. Pas moins de 15 concurrents avaient déposé leur dossier à la date d'échéance du dépôt des candidatures le 13 février dernier.

Les candidats viennent de toutes les régions du monde (Mexique, Bangladesh, Kenya, Australie, Macédoine, Italie, Russie, Honduras, Philippines, Japon, etc.). Parmi les noms cités, on retrouve des figures connues à Genève, comme Philippe Petit, ancien ambassadeur de France, de même que le Brésilien José Graça Aranha ou l'Australien Francis Gurry, tous trois occupant des postes de direction à l'OMPI. Les autres candidats sont soit des diplomates ayant exercé des responsabilités auprès des instances onusiennes, soit des spécialistes des brevets dans leurs pays d'origine.

A ce stade, impossible de savoir qui va sortir du lot. Les débats sont très durs au sein des 83 membres du comité de coordination, entre pays du Sud qui n'ont pas digéré l'affront fait à l'un des leurs, et nombre de pays du Nord, qui souhaitent remettre de l'ordre dans une organisation agitée par les accusations de mauvaise gouvernance et les controverses.

Réponse à l'assemblée générale de fin septembre prochain.

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31/01/2008

Raffarin au secours du français

Mercredi dernier, Jean-Pierre Raffarin et Abdou Diouf, le secrétaire général de la Francophonie, étaient à Lausanne pour persuader le patron du CIO, Jacques Rogge, de défendre les couleurs de la seconde langue olympique officielle lors des JO de Pékin cet été.

L'ancien premier ministre français a accompagné le président Sarkozy lors de sa visite en Chine l'année dernière et a transmis le dossier du français aux plus hauts niveaux des autorités chinoises, a-t-il assuré. En cause, la présence du français pendant les Jeux olympiques et si possible dans toutes les épreuves, la signalétique pour les athlètes et les visiteurs francophones, la vitesse de traduction des dépêches pour obtenir des résultats de façon quasiment simultanée par rapport aux anglophones.

Après la déception des Jeux de Turin et surtout d'Athènes, le français a fort à faire pour remonter la pente. On saura si le message aura été entendu dans le rapport final que M. Raffarin devra présenter à l'Organisation internationale de la Francophonie à l'issue des Jeux.

Pour le reste, le prédécesseur de Villepin a réaffirmé on attachement au pluralisme et au "multilatéralisme" de TV5 et son engagement pour que la France "écoute" tous les partenaires de la chaîne et tienne compte de leurs avis. Une pierre dans le jardin de Sarkozy et un allié pour la SSR et Moritz Leuenberger.

 

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29/01/2008

Metin Arditi: écrire, une obsession!

De passage au club suisse de la presse à l'invitation de l'Association de la presse étrangère en Suisse, l'écrivain, mécène et homme d'affaires genevois Metin Arditi tenté d'expliquer le cheminement qui l'a conduit de la promotion immobilière à l'écriture.

Il y a au moins quatre bonnes raisons de ne pas écrire, a-t-il avancé en préambule:

1/un sentiment d'échec quasi permanent. Un écrivain cherche à décrire l'âme humaine. Résultat: un échec 99% du temps.

2/on s'isole des autres et on perd ses amis car on on devient littéralement hanté, obsédé parce que l'on fait ou que l'on ne réussit pas à faire

3/on vit constamment dans l'exposition publique, sous le regard soupçonneux des critiques et du jugement d'autrui, sachant que dix bonnes pages ne feront jamais oublier une seule mauvaise

4/on s'attache à ses personnages et il faut sans cesse en porter le deuil lorsqu'on achève un livre.

Alors pourquoi écrire?

Par inversion des valeurs: en écrivant on n'est jamais seul, on vit avec ses personnages, qui nous tiennent compagnie jour et nuit. Et quand on écrit, on vit la vie de l'intérieur en quelque sorte: il faut apprendre à écouter, à comprendre, à ne jamais juger. Ecrire, c'est apprendre à s'éloigner de la vraie vie pour mieux s'en rapprocher.

Avis aux amateurs...

Et en attendant de vous lancer, lisez d'abord "Dernière Lettre à Théo", "La Pension Marguerite", "L'imprévisible" ou "La Fille des Louganis" (Actes Sud).

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Ban aime Genève!

Qui a dit que le nouveau secrétaire général des nations Unies, Ban Ki-moon, n’aimait pas Genève ? Pour rassurer la Tribune qui s’en inquiétait (cf édition du 11 janvier), Ban Ki-moon fera une étape appuyée au Palais des Nations sur le chemin de Davos. Mercredi, le SG envisage en effet de rencontrer tous les dirigeants et les hauts cadres - niveau D1 – des organisations internationales genevoises. Une rencontre avec les familles des 17 collaborateurs tués dans l’attentat d’Alger le décembre dernier, est également dans l’agenda. Enfin, pour la première fois, l’ONU sera représentée à Davos par deux secrétaires généraux puisque le nouveau devrait y côtoyer l’ancien, Kofi Annan.

 

Au chapitre des stars de la diplomatie internationale non-blingbling, signalons la venue à Genève, mi-février, du ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov. C’est la première fois depuis de longues années que le Palais des Nations recevra le chef de la diplomatie russe. Le précédent projet de visite avait capoté suite à un attentat. M. Lavrov, qui parle dans le cadre de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, fera notamment le point sur les relations russo-européennes.

 

Les amis de SergioVieira de Mello, l’ancien Haut-Commissaire aux droits de l’Homme tué à Bagdad en août 2003, projettent de créer une fondation à son nom, dont la mission sera consacrée au dialogue des cultures et la résolution des conflits, thèmes très genevois. Un forum est prévu au printemps et devrait ensuite avoir lieu chaque année, probablement sous la houlette du citoyen d’honneur et nouveau résident genevois Kofi Annan.

 

Le Club diplomatique, vénérable institution en proie depuis quelques années à des conflits internes, devrait renaître de ses cendres grâce à l’engagement de la Fondation pour Genève. L’ancienne présidente a donné sa démission, un nouveau comité d’honneur comprenant diverses personnalités suisses et internationales, parmi lesquelles l’ancien conseiller d’Etat Carlo Lamprecht, est en voie de constitution. Une assemblée générale extraordinaire est prévue en février prochain pour entériner ces changements et redonner une nouvelle jeunesse à ce qui reste la meilleure plate-forme de rencontres informelle pour les ambassadeurs, diplomates et hauts fonctionnaires internationaux à Genève.

 

Changements à la Mission permanente de Suisse : l’ambassadeur Schnyder von Wartensee ayant été nommé chef du protocole à Berne, c’est Amedeo Perez qui lui succède comme chef de la division Etat-hôte à Genève. Une promotion qui couronne des années d’engagement sur le terrain genevois, qu’Amadeo Perez a labouré en profondeur en qualité de juriste et "d'aimable compositeur" pour résoudre les inévitables querelles de territoire entre Berne, le canton, la ville et les Nations Unies.

 

Une pensée enfin pour Bernard Kessedjian, l’ancien ambassadeur de France à Genève, qui a laissé un souvenir lors de ses quatre années passées auprès des organisations internationales, qui a rejoint les anges. Une messe à sa mémoire a été célébrée à Chambésy début janvier. Décédé d’un cancer foudroyant peu avant Noël, Bernard aura quand même eu l’occasion d’habiter pendant un an la prestigieuse résidence Napoléon à Rome, comme ambassadeur au Vatican.

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