30/06/2013

Berne "a mis le turbo" pour la Genève internationale

Le conseiller fédéral Dider Burkhalter a lui-même annoncé la bonne nouvelle, jeudi au Club suisse de la presse, aux côtés de Charles Beer, président du Conseil d'Etat et de Sandrine Salerno, maire de Genève: le Conseil fédéral a "pris conscience" qu'il fallait agir pour la Genève internationale, pour "la Suisse internationale à travers Genève", et a "mis le turbo". « Pour la première fois depuis vingt ans, nous avons adopté une stratégie commune avec le canton et la Ville de Genève », s'est félicité le chef du Département des affaires étrangères (DFAE).

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21/06/2013

"Avec les victimes de guerre: photographies de Jean Mohr"

A l'occasion du 150ème anniversaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la première Convention de Genève, le Musée de l'Elysée et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) se sont associés pour présenter à l'Office des Nations Unies, à Genève, du 24 juin au 30 août, une importante exposition tirée du Fonds Jean Mohr, intitulée: "Avec les victimes de guerre: photographies de Jean Mohr", qui voyagera ensuite à travers le monde jusqu'en 2016.

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10/06/2013

Le prix 2013 de la Presse Emblème Campagne (PEC)

La Presse Emblème Campagne (PEC) a été fondée en juin 2004 par un groupe de journalistes de plusieurs pays. Basée à Genève, elle a pour objectif de renforcer la protection et la sécurité des journalistes dans les zones de conflit, de violences internes et en mission dangereuse. C'est une organisation non gouvernementale avec statut consultatif spécial à l'ONU, soutenue par près de 50 ONG et associations de journalistes dans le monde

Chaque année depuis cinq ans, la PEC décerne un prix pour la protection des journalistes, "un prix qui ne récompense pas un journaliste pour son travail (…), mais un individu, une organisation ou un gouvernement qui ont oeuvré concrètement pour la défense de la liberté de la presse", a expliqué son secrétaire général, Blaise Lempen, lors de la remise du prix 2013, le 6 juin, au Club suisse de la presse. Après des organisations de Libye, d'Egypte et de la Tunisie, en 2011 et les Démocrates syriens, en 2012, "le tour est venu de l'Amérique latine", a-t-il poursuivi. Parmi les pays les plus dangereux, le Mexique, le Brésil et le Honduras. Entre 2008 et 2012, la PEC a dénombré "59 journalistes tués au Mexique, 26 au Honduras et 22 au Brésil". L'Amérique centrale étant particulièrement touchée, l'ONG a décidé de sélectionner "une organisation du Guatemala et une du Honduras et, pour la première fois, de mettre en lumière le rôle joué par les caricaturistes", a rapporté son secrétaire général.

Le prix 2013 a été été attribué au dessinateur du Honduras Allan McDonald et à la directrice de l'ONG du Guatemala Cerigua (Centre d'informations sur le Guatemala), Ileana Alamilla. "Allan McDonald n'est pas seulement un dessinateur de génie, travaillant pour plusieurs médias très connus (notamment le New York Times et Le Monde Diplomatique), a estimé Blaise Lempen, mais il se bat pour la liberté d'expression. Il a été emprisonné et menacé de mort. Nous espérons que ce prix contribuera à le protéger". Quant à Ileana Alamilla, elle a suscité l'admiration au sein du comité de la PEC par "son travail exemplaire pour documenter les abus, lutter contre l'impunité, défendre les travailleurs des médias".

Ileana Alamilla, a évoqué "la violence inacceptable" qui a cours dans son pays et affirmé que "c'est le silence qui tue", insistant sur la nécessité de travailler en réseau pour protéger les journalistes. Allan McDonald a, lui, confié: "La mort nous attend à tous les coins de rue".

La PEC a également distingué l'Autriche et la Suisse par le biais de leurs représentants permanents auprès de l'ONU, Thomas Hajnoczi et Alexandre Fasel, pour leurs efforts diplomatiques, qui ont abouti en septembre dernier, à l'adoption d'une résolution sur la sécurité des journalistes au Conseil des droits de l'homme.

La Suisse veut obtenir des progrès sur le terrain pour la protection des journalistes, a assuré Alexandre Fasel . "L'impunité est un défi majeur." De son côté, Thomas Hajnoczi a souhaité une meilleure coopération de la communauté internationale sur ce dossier, et promis que l'Autriche continuerait à "faire pression sur le plan de l'application du droit".

Irène Lichtenstein

Vidéo: http://www.pressclub.ch/conference/how-protect-journalists-dangerous-situations#video_livestream

13/05/2013

La première Veggie Pride internationale

La Veggie Pride existe en France depuis 2001, mais cette année aura lieu à Genève, le 18 mai prochain, Place des Nations, la première Veggie Pride internationale. Organisateurs et représentants ont donné une conférence de presse, le 7 mai, au Club suisse de la presse.

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06/05/2013

Première dans l'histoire de la mode et devant le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits humains: l'affaire Prada

"Je me suis battue trois ans contre Prada Japon devant le tribunal de Tokyo, parce que comme directrice des ventes, j'ai été témoin d'un comportement cruel et abusif à l'égard des femmes sur leur lieu de travail. Et comme j'ai pris leur défense, je suis devenue la cible de la direction", a déclaré Rina Bovrisse, ancienne employée de Prada à Tokyo, lors de sa conférence de presse au Club suisse de la presse, le 30 avril. "J'ai été renvoyée parce que j'ai rendu compte à la direction générale de Prada, à Milan, de la discrimination sexuelle et du harcèlement qu'exerçaient le PDG et le directeur des ressources humaines de Prada Japon."

Diplômée de la Parsons School of Design de New York, Rina Bovrisse, ressortissante japonaise, a travaillé dix-huit ans dans le domaine de la mode et du luxe, principalement chez Chanel à New York. En 2009, elle reçoit une offre d'emploi attrayante de la part de Prada et déménage avec son enfant de deux ans, engagée comme responsable des ventes, en charge de superviser les 500 employés et 42 magasins de la marque à Tokyo.

Mais très vite, raconte-t-elle, elle est confrontée à ces mauvais traitements et voit la direction pousser à la démission quinze employées parce qu'elles n'avaient pas "le look Prada". Après avoir été elle-même licenciée elle engage, en mai 2010, avec deux autres ex-employées, une action en justice devant un tribunal de Tokyo contre la filiale japonaise du groupe, pour harcèlement sexuel et licenciement abusif. "Pour que cessent les abus et l'injustice dans le domaine de la mode", précise-t-elle.

Selon les témoignages écrits et enregistrés par le tribunal, que Rina Bovrisse a apportés, le président- directeur général et le directeur des ressources humaines de Prada Japon ont reconnu lui avoir demandé de changer de couleur de cheveux, de maigrir et de mieux s'entretenir physiquement pour être en harmonie avec l'image de la marque.

Mais en octobre 2012, la plainte de Rina Bovrisse a été classée sans suite, "bien que la juge Reiko Morioka ait elle aussi admis que j'avais été victime de discrimination et de harcèlement basés sur l'apparence, a-t-elle déploré. Elle a estimé légaux ces actes de Prada contre ses employées puisque, selon elle, ce sont des pratiques courantes dans l'industrie de la mode".

Prada Japon a aussitôt contre-attaqué par une plainte en diffamation contre son ancienne employée, assortie d'une demande de dommages et intérêts à hauteur de 780.000 dollars pour atteinte à son image de marque "par des rumeurs infondées".

Mais Rina Bovrisse est bien décidée à ne pas se laisser faire. Son combat se poursuit à Genève puisque le Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies examine un contre-rapport présenté par le Working Women's Network (www2.ohchr.org/english/bodies/cescr/cescrs50.htm - Japon, 6.1) et adressé au parlement japonais. Celui-ci recommande d'inclure dans la Loi sur l'équité en matière d'emploi (Equal Employment Opportunity Law) "des dispositions explicites pour que le harcèlement sexuel soit sanctionné." "Ce procès montre qu'il y a peu de juges aptes à comprendre les questions de droits humains comme le harcèlement sexuel ou le harcèlement d'autres genres", est-il aussi écrit. "Le procès a duré trois ans pendant lesquels la charge émotionnelle et financière a été énorme pour la plaignante, mère célibataire. Il faut que Prada retire sa plainte."

Un autre moyen de pression dans ce but est une pétition en ligne sur la plateforme Change.org, lancée par solidarité par Ayako Barrera, 33 ans, qui a raconté au Japan Times avoir été elle-même victime de discrimination et ne pouvoir trouver un emploi au Japon, parce qu'elle est une femme et porte le nom de son mari américain.
Immense succès: cette dernière semaine, pas moins de 115'000 personnes l'ont signée à travers le monde.


Irène Lichtenstein

16:18 Publié dans Femmes, Justice, Monde, Organisations internationales | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

18/01/2013

La réforme de l'OMS

Le 16 janvier 2013, Le Club suisse de la presse recevait Dr. Gaudenz Silberschmidt, conseiller principal au Bureau du Directeur général de l'OMS.

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09/07/2008

Une chaude rentrée diplo

ban_kimoonjj001.jpgLa rentrée diplomatique de septembre sera chaude. Fin août, M. Ban Ki-moon amènera le Bureau exécutif de l’ONU, qui regroupe tous les patrons des grandes agences, en retraite à Turin. Puis il reviendra à Genève le 31 avec Pascal Couchepin pour ouvrir les travaux du GIEC, le fameux groupe de travail sur les changements climatiques, coprésidé par les deux Prix Nobel Pachauri et Gore. Dans la foulée, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle devrait désigner son nouveau patron et mettre fin à la lutte sanglante qui oppose le candidat désigné australien à son challenger évincé brésilien.

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07/07/2008

Un milliard pour rénover le Palais

palais des nations.jpgLe Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires des Nations Unies s’est réuni à Genève la semaine dernière. Ses quinze membres donnent le ton en matière de dépenses de l’ONU et c’est peu dire qu’ils parlent d’or. Or, le Comité a été stupéfait de constater l’état de vétusté du Palais des Nations lors de la visite des lieux conduite par le directeur général Sergei Ordhzonikidze. Il a donc décidé d’inscrire sa rénovation au programme d’investissement onusien. Coût estimé des travaux: un milliard de dollars. Le bâtiment, inauguré à la fin des années 1930, compte 1860 fenêtres à isoler, 100 km de câbles électriques à remplacer et 40 km de tuyauteries plus ou moins défectueuses. Une paille à côté de la rénovation du siège des Nations Unies à New York, qui coûtera deux fois plus cher bien qu’étant beaucoup plus jeune…

04/06/2008

Dan Brown s’est trompé de cible

Ce n’est pas au CERN qu’il aurait dû situer l’action de son roman Anges & Démons (dont le film doit être tourné ces prochains mois, mais pas à Genève, a confirmé le directeur du CERN Robert Aymard. Le CERN, qui va mettre en route son LHC cet été a d’autres ambitions), mais à l’OMPI. Depuis des mois, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle est au cœur d’un vrai polar : accusations de corruption, dates de naissance falsifiées, dénonciations anonymes, descentes de police, plaintes pénales, luttes de clans féroces, retournements de situation invraisemblables s’enchaînent à un rythme d’enfer.

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29/04/2008

Sommavia coulé dans le bronze du BIT

Si on se bouscule autour du siège de Kamil Idriss, le patron de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, on semble  en revanche se désintéresser complètement de celui de Juan Somavia à la tête du Bureau International du Travail (BIT). Quinze prétendants d’un côté, aucun de l’autre.

Il est vrai que l’affable barbu chilien est candidat à sa propre succession et souhaite rempiler pour un troisième quinquennat que personne n’ose lui contester. En dix ans de présence à Genève, l’ancien président du Sommet de Copenhague a admirablement su se couler dans le moule onusien et gérer en douceur un domaine qui offre peu de prises à la cupidité en ces temps de globalisation et de restructuration permanente de la main d’oeuvre productive. (GM)